Daniel
Bourrion
BERGERIE
Était-ce
nous nos os ce que nous laissions de squelettes comme brindilles
à même le sol à même le foyer ceux qui
passaient ensuite ne trouvaient jamais que cela déposé
là abandonné les attendant – nous avions pris
grand soin de ne laisser que ça avions pris tout le temps
pour en faire cette chose parfaite qui disait tout qui disait nous
et de ce feu jamais éteint nous étions faits tout
autour les murs la bergerie étaient comme frissonnants qui
portaient la masse chaude des bêtes leurs odeurs de suints
et si une feuille sèche tombée d’on ne sait
où venait à cheminer sous le vent impatient tous attendaient
qu’elle s’arrête pour que reviennent les bruits
que personne n’entend, ces légendes aux mains noires,
toutes nos histoires en somme.
>
http://www.face-ecran.fr/terres/2010/01/17/bergerie/
Jean-Jacques
Lévêque
JEAN PIERRE BRAZS CHEZ EPICURE
Jean
Pierre Brazs "vient" de la peinture, il s'y maintient
juste le temps d'en éprouver les limites et de s'en lasser.
Par le dessin, une exploration instinctive, sans but anecdotique
ou représentatif, il y découvre un nouvel espace à
meubler de ses rêves. Du dessin (la feuille de papier, support),
il passe à la réalité de l'espace qui s'offre
à lui, sinon qu'il est déjà habité (par
des monuments, des fonctions, des habitants). Tout son problème
sera de l'aborder sans nier ce qui y est.
C'était le propre des barbares de détruire dans leur
conquête ; une approche bienveillante permet des mariages,
des associations, un enrichissement réciproque.
Il va alors composer un événement moins spontané
que réfléchi selon les données admises. Il
va à la rencontre du paysage sans en être pour autant
la victime.
C'est bien le problème des grands jardiniers de l'Histoire
d'avoir choisi : soit l'emprise totale de leur volonté sur
la nature (Le Notre, à Versailles), soit d'avoir tenté
une mise en forme de l'espace en s'accordant à ce qu'il proposait
(le jardin anglais : Méréville, Retz, Ermenonville,
Maupertuiis, presque tous depuis déformés, et retourné
à la brutalité d'une nature presque sauvage).
Jean Pierre Brazs intervient avec tact, et curieusement il retrouve
parfois ce que la nature aurait pu faire, sans intervention humaine.
Le vent, le temps, le cours des saisons sont aussi des artistes
qui jouent sur l'environnement.
>
http://soleildanslatete.centerblog.net/rub-propositions-pour-un-jardin-.html
Elisabeth
Beurret et Jean-Pierre Brazs
LA FLEUR DE FEU
éditions Notari, Genève
Un
livre pour jeune public de Elisabeth Beurret et Jean-Pierre Brazs
ISBN 9782940408061 / Collection l’oiseau sur le rhino / Format
21,5 x 17,8 cm / 38 pages couleur / Relié / 13 €
Atypique dans l’univers des plantes, la fougère ignore
le passage par la floraison. Est-ce pour cela que sont nées
des légendes sur ses pouvoirs magiques ainsi que sur le feu
dont elle illuminerait le coeur de la forêt au solstice d’été
? Attirée par ce mystère, l'artiste plasticienne Elisabeth
Beurret a voulu retrouver – en Europe et jusque sous les tropiques
– la trace de cette énergie secrète conférant
au mouvement de la fougère, lorsqu’elle s’ouvre
à la lumière, l’élégance majestueuse
d’une crosse qui se déroule. La fleur de feu,
en une suite de dix-huit montages photographiques expose les étapes
de cette quête, dont l’issue coïncide avec la création
d’un matériau artistique original. Se faisant «
alchimiste », Elisabeth Beurret réinvente l’introuvable
feu originel : elle fabrique, à partir des fougères
de toutes sortes récoltées au cours de ses périgrinations,
une pâte à papier dont la texture et la couleur, travaillées
en d’infinies et subtiles nuances, donne naissance, au sortir
du « creuset », à de véritables sculptures.
Par la clarté de son propos, ce petit livre d’art veut
montrer tant aux enfants qu’aux adultes le cheminement effectué
pour aboutir à la création d’un objet d’art
: la clé est à chercher en un lieu qui se situe à
la fois dans un espace géographique et dans un espace intime,
dans les profondeurs de la forêt et au fond de soi-même,
et on ne peut la dévoiler qu’à travers un authentique
questionnement sur ses propres origines.
>
la fleur de feu
>
éditions Notari
Laurence
Carducci
D'EAU ET DE FEU
SI, publication commune du Théâtre
Forum Meyrin et du Théâtre de Carouge - Atelier de
Genève. n°4, mars avril mai 2009
Elisabeth Beurret et Jean-Pierre Brazs sont tous deux prédateurs
d'instinct, à l'affût des singularités fugaces,
riches d'information négligées par les passants. Mais
ils s'en vont surtout vers des lieux encore farouches, où
les événements et les traces n'appartiennent pas,
ou plus, à l'espace humanoïde. C'est le règne
de l'eau et du feu, des terres dévorées de soleil
ou englouties par des marais...
>
l'article complet *pdf
> L'exposition "d'eau
et de feu"
Jean-Pierre
Brazs
NATURES MORTES ET OEUVRES
VIVES
Centre
de Recherche sur les Faits Picturaux, janvier 2009 / dans le cadre
du projet Oeuvres vives de Vincent Leray
Beaucoup
d’artistes ont choisi des thèmes apparemment modestes
pour aborder des questions picturales du plus grand intérêt.
Ainsi, de simples bouquets de fleurs constituent le thème
principal des dernières peintures de Manet. (...) Manet
s’est particulièrement attaché à figurer
non seulement l’intrication des tiges, bien visibles au travers
du verre ou du cristal, mais aussi le niveau de l’eau créant
ainsi l’au-dessus et l’au-dessous d’une espèce
de ligne de flottaison...
>
texte complet
(*pdf)
>
Centre de Recherche sur les Faits Picturaux
Tim
Richardson
traduit de l'anglais par Charlotte Woillez
JEAN-PIERRE BRAZS. Land art in situ et
sculpture conceptualiste
"Jardiniers d'avant-garde",
50 regards visionnaires sur le paysage contemporain. ed.ACTES SUD,
2008.
Jean-Pierre
Brazs, basé à Paris, pratique la peinture, la sculpture
et la photographie depuis le début des années 1970,
et s'est tourné pour la première fois vers les paysages
en 1996. Brazs crée ce qu'il appelle des "interventions
paysagères" toujours in situ et toujours conceptuellement
basées sur ce qu'il trouve sur les lieux - A la différence
d'autres artistes in situ - comme Andy Goldsworthy dont le travail
peut à première vue sembler proche de celui de Brazs-,
il ne s'intéresse pas aux matériaux naturels trouvés
sur le site, mais aux points de vue qu'il contient. Brazs explore
avec persévérance le thème de l'emplacement
du corps dans le paysage, une perspective phénoménologique
qu'il partage avec d'autres conceptualistes, notamment Philippe
Rahm.
Sa méthodologie, visant à déconstruire un paysage
selon ses caractéristiques puis à le reconstruire,
est manifestement affiliée à la théorie littéraire
déconstructiviste qui a connu un certain succès chez
les membres de sa génération (il est né en
1947), et qui a ensuite trouvé un corrélatif architectural
dans le postmodernisme et des disciplines déconstructivistes
plus récentes. Brazs dit que sa première tâche,
quel que soit le cadre, est d'explorer les différents points
de vue, et d'élaborer les détails de son travail à
partir de là. Sa réaction est visuelle, et elle est
peu à peu accentuée par de prudents ajouts de matériaux.
Cette concentration sur la relation entre les différents
points de vue d'un paysage, et entre ces points et les possibles
itinéraires et réactions émotionnelles des
visiteurs, introduit, paradoxalement, un sens du mouvement et du
flux assez fort dans l'œuvre de Brazs.
>
texte complet 1,2
Mo
Tim
Richardson
JEAN-PIERRE BRAZS. Site-specific land art and conceptualist
sculpture
"Avant Gardeners, 50 Visionaries of the Contemporary
Landscape", ed.Thames
& Hudson, mars 2008.
Brazs’s
methodology of deconstructing a landscape space according to its
characteristics, and then reconstructing it again, has clear links
with the deconstructivist literary theory made popular among his
generation (he was born in 1947), and which later found an architectural
correlative in Postmodernism and more recent deconstructivist disciplines.
Brazs says that his first task in any setting is to explore its
different viewpoints, and to extrapolate the detail of the piece
from that basis. His is a visual response, which later becomes emphasized
by careful material additions to the space. This concentration on
the relationship of specific points in a landscape with one another,
and with the potential routes and emotional responses of visitors,
paradoxically introduces a strong sense of movement or flux in Brazs’s
work.
>
texte complet *pdf
1,9 Mo
Jean-Pierre
Brazs
PEINDRE SANS PEINDRE
?
PULSART,
journal de la Société Suisse des Beaux-Arts-Genève
/ N° 2 mai 2008
Talvera J.-P.Brazs:
E forma quadratum centrale circumdatum infulis coloratis
Forme quadrangulaire laissant apparaître des bords colorés
formant une ou plusieurs couronnes se différenciant clairement
d’une zone centrale.
L’espèce Talvera consolensis J.-P. Brazs est
le type du genre Talvera
Talvera consolensis J.-P. Brazs
E gypso quadratum centrale circumdatum infulis coloratis quibus
centrum cum alio commune est, in pariete fixum continensque plantae
picturam.
Typus : Suisse, canton de Genève, Genève, Conservatoire
et Jardin Botaniques, bâtiment "La Console", hall
d’entrée, face intérieure du mur N, à
environ 150 cm du sol, au-dessus du radiateur situé à
proximité de la porte d’entrée principale, 20
octobre 2007, Brazs 00001 (G-holotypus).
Ensemble symbiotique de très faible épaisseur pouvant
être considéré comme une surface plane de 45x45
cm, adné sur plâtre, composé d’une couronne
quadrangulaire en périphérie d’un carré
central de plâtre sur une structure maçonnée
apparente par endroits ...
>
texte complet (*pdf)
Caroline
de Sade
JEAN-PIERRE
BRAZS, JARDINIER DES FORMES ET DE LA LUMIERE
ARCHITECTURES
à VIVRE, hors série "Créer un jardin
contemporain", avril 2008
Artiste
français, Jean-Pierre Brazs lie son nart à la nature.
Souvent apparenté au mouvement "Land art" lancé
en 1968 aux Etats-Unis, il se démarque pourtant de toute
intervention brutale dans le paysage. Depuis plusieurs années,
ses installations éphémères et plus particulièrement
ses anamorphoses investissent les territoires de nombreuses manifestations
en France comme à l'étranger. La surprise de ses interventions
apportent de nouvelles perspectives et des jeux de lumières
jouant avec le relief du paysage et du végétal.
> article complet (*pdf 1,7 Mo)
Molly
Kleiman
JEAN-PIERRE
BRAZS
NY
ARTS, New York. Interactive Media Art Web Review
Jean-Pierre
Brazs plays with natural and manicured settings to create unexpected,
fantastical landscapes. In "Danse Avec Les Arbres," he
takes a grey, stone, raw space that seems eerily abandoned and "plants"
several stripped, thin, bare white "trees" in its center.
Other pieces also deal with the intersection of natural space and
the human organizing impulse. Compare "Collection 1" (a
monastic display of small petri-dishes filled with different forms
of earth, trash and rubble, organized by color) with "Peinture
Discrete" (located out of doors, in between naturally grown
trees, geometric swatches of land are coated with layer of ochre
and saffron colored pigments).
Jean-Pierre
Brazs
INTERVENTIONS PAYSAGERES
ET MANIERES DE PEINDRE
extraits
des actes du colloque international "Paysage
& modernité(s)", Sorbonne mars 2005,
éditions Ousia, Bruxelles, 2008
À
l'analyse des réalisations récentes dans le domaine
du "land art" ou de "l'art dans (ou avec) la nature",
le distinguo entre "art du paysage" et "art dans
le paysage" est de moins en moins valide. Les réalisations
artistiques et paysagères s'hybrident l'une l'autre. Artistes
et paysagistes s'empruntent manières de penser et de faire.
Du côté des artistes, l'inventaire des intervenants
dans le paysage permettrait une classification par origine, soit
qu'ils proviennent, par une pratique passée, de la peinture,
de la sculpture, de la photographie, ou même de la chorégraphie,
soit qu'ils puissent être rattachés à l'une
ou l'autre de ces catégories par leur comportement par rapport
à l'espace et aux matériaux. À moins que ces
catégories soient invalidées par les fusions-élargissements-recompositions
propres au domaine de l'art contemporain et que l'heure ne soit
pas à la création de nouveaux cloisonnements dans
le champ déjà complexe des "arts plastiques".
Me situant dans la catégorie des artistes "venant de
la peinture" je m'interroge sur cette proximité, ou
cet éloignement, de la peinture et du paysage. Que se passe-t-il
dans ce déplacement du "peint" vers le "parcouru",
de la "représentation de" à l'"intervention
dans", de la matière picturale aux matériaux
naturels, des artifices de la perspective aux astuces jardinières
? Quels liens sont à l'œuvre entre "interventions
paysagères" et "manières de peindre"...
> texte complet (*pdf)
Jean-Pierre
Brazs
PEINTURE
! OBJET A CONTEMPLER OU DISPOSITIF POUR VOIR ?
conférence au Conservatoire
des ocres et pigments appliqués, Roussillon, 27 octobre 2007
La peinture, aujourd'hui libérée des stratégies
de représentation ou de suggestion du monde visible, peut
se préoccuper d'être.
En peintre je tente d'approcher l'imaginaire lié aux techniques
picturales elles-mêmes. Je mets en place des dispositifs,
des protocoles ou des narrations destinés à produire
des faits picturaux. Cette conférence est l'un de ces dispositifs
et les histoires racontées, preuves picturales à l'appui,
sont aussi vraies qu'une peinture...
>
le texte complet *pdf (1,5Mo)
Emmanuel
Luc,
Jean-Pierre Brazs
ENTRETIENS
AVEC JEAN-PIERRE BRAZS
ArtRéalité.com,
2007
Quand
j’ai commencé à peindre, il y a une quarantaine
d’années, je me suis d’emblée intéressé
aux techniques picturales ...
> entretien avec Jean-Pierre Brazs
/ version texte
> version vidéo
Emmanuel
Luc,
Jean-Pierre Brazs
SUR
LA TRANSMISSION DU SAVOIR
ArtRéalité.com,
2007
Pour
beaucoup, parler de transmission de savoir-faire techniques est
incongru dans le domaine de l'art contemporain plutôt ouvert
aux "nouvelles technologies" et qui conçoit autrement
que par le passé la relation entre œuvres et processus
de création. Il y a en effet une difficulté particulière
à intégrer le problème des savoir-faire manuels
dans des recherches artistiques contemporaines portant sur des "faits
picturaux" qui, sans ignorer la matérialité de
l'œuvre, mettent en avant protocoles et attitudes.
> sur
la transmission du savoir
Emmanuel
Luc
COMMENCONS PAR FAIRE UN PETIT DETOUR PAR
LA CUISINE
préambule
à "Entretien avec Jean-Pierre Brazs" / ArtRéalité.com
Commençons
par faire un petit détour par la cuisine.
Les audacieux et courageux artistes du goût que sont Ferran
Adria, Hervé This ou Marc Veyrat pour ne citer qu'eux, sont
sensibles à certaines préoccupations que l'on peut
à peu près décliner ainsi : utilisation d'un
savoir-faire existant mais sans conformisme; attachement au savoir
scientifique et à l'expérimentation; décloisonnement
des disciplines, inventivité formelle et conceptuelle. Ce
qui ne semble pas, pour le moins, une démarche étrangère
à celle de Jean-Pierre Brazs.
Deviendrait-il possible, grâce à quelques uns, de prêter
réellement attention à la matière et aux procédés
? On a l'impression que se produit sous nos yeux une rencontre heureuse
entre notre héritage, nos capacités matérielles
et nos libres désirs. Recueillir un héritage naturel
et culturel comme l'a fait Jean-Pierre dans sa quête pigmentaire
le long des chemins- et ce n'est pas une image : on se référera
notamment à ce sujet à son travail littéraire
-, puis recomposer tout cela non pas comme une collection mais comme
une synthèse soumise au risque de l'expérimentation,
en atelier ou dans le paysage... Tout cela ressemble à une
sorte de "travail d'héritage", difficile mais pas
laborieux, où il est question de faire siens, intelligemment,
les éléments hérités, à commencer
par le paysage...
Gilles
Clément
UNE INTERVENTION EPHEMERE
DANS LE JARDIN DES MEDITERRANEES
préface
à "d'en haut-d'en bas". éditions du Domaine
du Rayol, 2006
Dans
un paysage réglé par l'harmonie naturelle du relief
et l'artifice du jardin une oeuvre d'artiste chargée de sa
propre puissance peut-elle convoquer la lumière et les horizons
pour se donner en perspective comme une évidence du site
?
Par son intervention au Domaine du Rayol Jean-Pierre Brazs ouvre
un chantier sur ce rapport fragile constamment tendu entre pertinence
et impertinence : résoudre la question du lieu, en transgresser
les règles. Comme s'il fallait toujours, à un moment
donné de la compréhension des choses, un décalage
fin et rigoureux pour ouvrir le regard sur te monde. Sans doute
revient-il à l'artiste de percevoir à la fois les
capacités d'un site et les jeux possibles de sa transfiguration.
En invitant Jean-Pierre Brazs à participer à une expérience
d'expression artistique dans un espace de jardin, le Domaine du
Rayol a engage à nouer un lien entre le jardinier et l'artiste,
tous deux interrogeant, dans un langage différent, un seul
et unique territoire.
> "d'en haut-d'en bas"
(*pdf 4Mo)
Pauline
Mérange
LES ÉPHÉMÈRES DE BRAZS
revue
CIMAISE
N°282 juin-juillet-aout 2006
Le
plasticien combine à la fois matière et lumière.
Ses installations minérales et végétales révèlent
la nature dans toutes ses incarnations. Elles en expriment aussi
toute la fugacité...
> article complet (*pdf
1,39Mo)
Jean-Pierre
Brazs
CONTES PICTURAUX
Edition
MateriaPrima, 2005
Depuis
ses premières peintures en 1966, le cheminement de Jean-Pierre
Brazs est somme toute banal : peindre puis chercher l'en deçà,
l'ailleurs de la peinture. Ses contes se sont écrits sans
impatience entre 1997 et 2005, sans véritable labeur sinon
celui d'épurer, de chercher le plus court chemin et parfois
le plus elliptique pour parler d'une difficulté désormais
acquise ou peut-être provisoire de peindre. La peinture se
présente sous le jour d'histoires à raconter, de mystères
qui gisent aussi dans la transparence des glacis. Jean-Pierre Brazs
ne recourt pas inutilement à la forme du récit, on
pourrait même considérer que le récit tracte
la fiction picturale, garde la maîtrise du temps, s'ouvre
à une extériorité spatiale, temporelle, factuelle.
La texture énonciative ouvre le champ, lie et relie des lieux,
des découvertes, des gestes picturaux souvent attestés,
d'où une coloration biographique voilée.
> contes picturaux
Marika
Prevosto
LES ANAMORPHOSES DE JEAN-PIERRE BRAZS
www.art-nature-project21, avril 2004
Après la réalisation de nombreux
projets, tous répertoriés et visibles sur son site,
allant de travaux picturaux réalisées à partir
de pigments qu’il a lui-même récoltés
et traités, à des interventions paysagères
toujours respectueuses du lieu où elles adviennent, en passant
par des contes picturaux alliant un peu des deux et encore d’autres
choses, et aussi par des mises en scène introduisant peinture,
sculpture ou photographie dans le paysage ou inversement le paysage
dans un bâtiment, l’artiste, pour ses trois projets
actuellement en cours d’installation en France et au Luxembourg,
travaille sur le thème de l’anamorphose.
> l'article complet
Emmanuel
de Roux
LES JARDINS ONT RENDEZ-VOUS AVEC LE CHAOS
Le Monde, 15 07 04
Les idées simples peuvent cacher des réussites formelles
incontestables : le tas de bois noir désordonné du
Français Jean-Pierre Brazs posé au milieu d'une ellipse
révèle soudain l'anamorphose d'un Cercle d'or parfait.
De la complexité naît la simplicité. Mais l'œuvre
relève-t-elle de l'installation ou du jardin ?...
> l'article complet (*pdf)
Claudia
Bucelli
CHAUMONT
2004: DISORDINE APPARENTE, ORDINE REALE
Firenze, University Press,
2004
Nella
sua tredicesima edizione il Festival Internazionale di Chaumont-sur-Loire
propone uno dei temi di riflessione più avanzati della speculazione
scientifica contemporanea, la Teoria del Caos. Chiamati a confrontarsi
con un argomento già ampiamente oggetto di dibattiti scientifici
e riflessioni filosofiche e artistiche, i 23 vincitori di quest’anno
hanno allestito giardini sui quali si indaga sotto il profilo sia
speculativo che intuitivamente creativo, ricercando una lettura
trasversale, supportata dalle dirette testimonianze dei Concepteurs,
delle complesse dinamiche teoriche e culturali alla base della contemporanea
speculazione attorno al giardino...
> texte complet (*pdf)
>
article en ligne
Gérard
Laplace
MANIÈRE
D'ÉCRIRE DES CONTES PICTURAUX
La Cheirade, mars 2003
Préface aux Contes picturaux
de Jean-Pierre Brazs, édition materia prima, 2005
Garder
la place du bibliomane. Il serait assis, sur la chaise gracile,
le regard perdu dans le paysage vespéral de la veduta, en
errante rêverie, un récit lui viendrait dont il serait
le narrataire ; dans l'attente de...
> texte complet (*pdf)
>
Contes picturaux